Un “type de logiciel” dépend souvent du point de vue :

  1. Ce que le logiciel fait (fonction)
  2. Où il s’exécute (déploiement : PC, serveur, web, SaaS)
  3. Comment il est distribué (licence : propriétaire, libre, gratuit…)

Dans ce guide, on utilise ces 3 axes pour classer proprement les logiciels et éviter les confusions.


3 axes simples pour classer un logiciel

Axe 1 : la fonction (à quoi ça sert ?)

  • Système : fait tourner la machine (OS, drivers, utilitaires).
  • Applicatif : répond à un besoin utilisateur (bureautique, navigateur, jeu, logiciel métier…).
  • Intergiciel (middleware) : relie des systèmes et des applis (auth, API, messages, serveurs d’applications…).
  • Outils techniques : dev, admin système, sécurité, supervision…

Axe 2 : le déploiement (où ça tourne ?)

  • Local (poste de travail) : installé sur un ordinateur.
  • Serveur / VM / datacenter : tourne sur une machine dédiée.
  • Application web : accessible via un navigateur.
  • SaaS : service en ligne (tu consommes, tu n’installes pas).

Axe 3 : la licence (quels droits ?)

  • Propriétaire : code fermé, licence d’utilisation.
  • Libre / open source : code accessible (avec des droits/conditions selon la licence).
  • Freeware (gratuit) : gratuit, mais pas forcément libre.
  • Shareware : essai / fonctionnalités limitées, puis paiement.

À retenir : gratuit ≠ libre.


Les grandes familles de logiciels (par fonction)

1) Logiciels système

Ce sont les logiciels “de base” qui pilotent le matériel et fournissent un environnement aux applications.

  • Systèmes d’exploitation (OS) : Windows, Linux, macOS
  • Pilotes (drivers) : carte graphique, imprimante, chipset…
  • Utilitaires système : sauvegarde, compression, gestion disque, etc.

2) Logiciels applicatifs (grand public et pro)

Ils servent l’utilisateur final.

  • Bureautique : Microsoft 365 / Office, LibreOffice
  • Navigateurs web : Chrome, Firefox, Edge
  • Création & médias : Photoshop / GIMP, Premiere / DaVinci Resolve
  • Communication : Teams, Slack, Discord
  • Jeux : oui, un jeu est un logiciel 🙂

Astuce : sépare bien la catégorie (bureautique) et les exemples (Word, Excel…).

3) Messagerie : client mail vs webmail (la confusion classique)

  • Client mail (logiciel installé) : Outlook, Thunderbird
  • Webmail (service en ligne) : Gmail, Outlook.com, Yahoo Mail

Les deux “font du mail”, mais ce n’est pas le même type de produit (application vs service).

4) Intergiciels (middleware)

Souvent invisibles pour l’utilisateur, mais centraux en entreprise : le middleware sert à connecter les briques entre elles (données, échanges, sécurité, performance).

Exemples typiques :

  • Serveurs d’applications
  • Files de messages / brokers
  • Passerelles API
  • Authentification / SSO

5) Bases de données et stockage

  • Bases relationnelles : MariaDB, PostgreSQL, MySQL
  • NoSQL : MongoDB, Redis
  • Stockage / sauvegarde : systèmes de fichiers, outils de backup, stockage objet…

6) Outils de développement

  • IDE / éditeurs : VS Code, IntelliJ
  • Gestion de versions : Git
  • CI/CD : GitHub Actions, GitLab CI
  • Conteneurs : Docker

7) Sécurité et observabilité

  • Antivirus / EDR (poste et serveur)
  • Firewall (poste, réseau, applicatif)
  • Supervision / monitoring : métriques, logs, alerting

Logiciel, application, service : comment ne plus se tromper

  • Un logiciel : terme large (inclut OS, outils, applications…).
  • Une application : souvent orientée usage utilisateur.
  • Un service : fourni via le réseau (souvent en SaaS), avec une logique de compte, d’abonnement et d’infrastructure gérée par un tiers.

Comment choisir le bon type de logiciel (checklist simple)

Avant de choisir, pose-toi ces questions :

  • Déploiement : local, serveur, web, SaaS ?
  • Coût total (TCO) : licence + maintenance + formation + migration
  • Support : qui maintient ? quelle réactivité ?
  • Sécurité : mises à jour, dépendances, traçabilité
  • Réversibilité : peut-on récupérer ses données facilement ?
  • Conformité : RGPD, localisation des données, contrats

FAQ

Un navigateur est-il un logiciel ?
Oui : c’est une application.

Un webmail est-il un logiciel ?
C’est surtout un service (SaaS), même si tu y accèdes via un navigateur.

Logiciel libre = gratuit ?
Pas forcément. Libre = droits. Gratuit = prix.

SaaS vs application installée ?
SaaS : pas d’installation, service géré par un tiers.
Installée : tu maîtrises le poste (et souvent mieux la donnée).


Le mot de la fin

Classer un logiciel devient simple quand on sépare fonction, déploiement et licence.
Si tu veux, je peux ajouter un tableau mémo “1 écran” (catégorie → définition → exemples → cas d’usage) pour le placer au début de l’article.


Schéma — pile logicielle

flowchart LR
A[Matériel] --> B[OS / Système]
B --> C[Middleware]
C --> D[Applications]
D --> E[Utilisateur]