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Les 17 repères de l’article.
Le marché de la création de sites web a beaucoup évolué depuis les années 2000. Entre WordPress, les solutions no-code, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, est-il encore possible de se lancer et de vivre de cette activité en 2026 ?
À qui s’adresse cet article ?
Vous êtes passionné d’informatique, de développement web ou plus généralement de nouvelles technologies ? Vous vous êtes alors certainement demandé un jour s’il était possible de proposer des services de création de sites Internet à des particuliers, des indépendants ou des entreprises.
Que vous ayez appris le développement web à l’école, en formation, en entreprise ou en autodidacte, cette question vous a probablement déjà traversé l’esprit.
Dans cet article, je vais évoquer l’évolution du marché de la création de sites Internet, ses difficultés, mais aussi les opportunités qui existent encore pour ceux qui souhaitent se lancer.
L’objectif n’est pas de vous décourager ni de vous faire croire que tout sera facile. Il s’agit plutôt de vous donner quelques éléments pour mieux comprendre le marché avant de vous lancer.
PS : cet article a été publié initialement en 2016. Il a été entièrement actualisé en 2026 afin de tenir compte de l’évolution des CMS, du no-code, de l’intelligence artificielle et des attentes des clients.
Au début du XXIe siècle, les webmasters avaient la cote
Au début des années 2000, les activités liées à Internet étaient beaucoup moins structurées qu’aujourd’hui. Il était fréquent, dans les agences web, de voir une seule personne s’occuper de presque toute la partie technique et créative d’un site.
À cette époque, on utilisait beaucoup le terme de « webmaster ».
Le webmaster pouvait prendre en charge :
- la gestion du nom de domaine ;
- le choix et la configuration de l’hébergement ;
- le développement du site ;
- la création ou l’intégration du design ;
- la mise en ligne ;
- la gestion du contenu ;
- la recherche de trafic ;
- parfois même la rédaction des textes.
Les agences web du début des années 2000 étaient souvent de jeunes entreprises. Le webmaster développait les pages en HTML, parfois avec Dreamweaver, préparait le design, l’intégrait puis publiait le site sur un hébergement mutualisé ou un serveur dédié.
Il devait également échanger directement avec le client pour comprendre ses besoins et apporter des modifications.
D’un point de vue technique, le webmaster était souvent l’homme à tout faire.
L’avantage était la variété des missions. Il était difficile de tomber dans une routine monotone puisque le webmaster intervenait sur plusieurs aspects du projet.
L’inconvénient était qu’il devait être compétent dans de nombreux domaines. Or, tout le monde n’est pas à la fois développeur, graphiste, rédacteur, administrateur système et spécialiste du référencement.
Les métiers se sont donc progressivement séparés.
Vers une spécialisation des métiers du web
Après l’éclatement de la bulle Internet, le secteur ne s’est pas arrêté de progresser. De nombreux indépendants et de nouvelles agences ont continué à se lancer.
La demande était importante et le nombre de prestataires restait encore relativement limité. Il était alors possible de proposer des offres comprenant presque tout :
- le nom de domaine ;
- l’hébergement ;
- la création du site ;
- le design ;
- le référencement ;
- la publicité ;
- la maintenance.
Les agences qui avaient résisté à la crise Internet se sont progressivement structurées. Les différents métiers du web sont devenus plus spécialisés :
- développeur front-end ;
- développeur back-end ;
- intégrateur web ;
- webdesigner ;
- administrateur système ;
- rédacteur web ;
- spécialiste SEO ;
- chef de projet ;
- consultant en acquisition.
Au niveau technique, les sites statiques en HTML ne suffisaient plus. Les entreprises voulaient mettre à jour elles-mêmes leur contenu et proposer des services plus évolués.
Le développement dynamique, notamment avec PHP et les bases de données, est donc devenu indispensable pour créer des espaces d’administration, des catalogues, des sites e-commerce ou des applications web.
Une entreprise souhaitant disposer d’un site évolutif devait généralement faire appel à un développeur, à un indépendant ou à une agence.
À cette époque, il fallait encore posséder de réelles compétences techniques pour créer un site relativement sophistiqué.
L’arrivée de WordPress et des CMS
WordPress est apparu en 2003. À l’origine principalement destiné aux blogs, il est progressivement devenu un véritable système de gestion de contenu capable d’alimenter des sites vitrines, des magazines, des boutiques et de nombreux projets plus complexes. a permis à de nombreux prestataires de proposer rapidement un site avec une interface d’administration complète, sans devoir redévelopper toutes les fonctionnalités de base.
Il était également possible d’installer un thème gratuit ou payant, puis de l’adapter aux besoins du client.
WordPress n’était pas le seul CMS disponible. Joomla, Drupal, Magento, PrestaShop et d’autres solutions ont également participé à cette évolution.
Les conséquences ont été importantes :
- la création d’un site vitrine est devenue plus rapide ;
- le coût de développement des projets simples a diminué ;
- les clients ont pu gérer eux-mêmes une partie de leur contenu ;
- des personnes ne venant pas du développement ont pu créer des sites ;
- de nouveaux métiers sont apparus autour de l’intégration et de la personnalisation des CMS.
La création d’un site ne nécessitait plus obligatoirement de développer chaque page à la main.
Les prix des petits sites vitrines ont donc été tirés vers le bas. En contrepartie, le temps nécessaire à leur réalisation a lui aussi diminué.
Cette évolution n’a pas fait disparaître les développeurs. Elle a créé de nouveaux besoins :
- développement de thèmes sur mesure ;
- création d’extensions ;
- adaptation de fonctionnalités ;
- connexion avec des logiciels externes ;
- optimisation des performances ;
- sécurisation ;
- migration de données ;
- maintenance.
Plus de vingt ans après son lancement, WordPress reste extrêmement présent. En juillet 2026, W3Techs estime qu’il est utilisé par environ 41,5 % de l’ensemble des sites Internet et représente un peu plus de 59 % du marché des CMS identifiés. spécialisation « développeur WordPress » a donc toujours du sens, à condition de ne pas se limiter à installer un thème et quelques extensions.
Après les CMS, l’arrivée du no-code
Les CMS ont facilité la création de sites. Les outils no-code et les constructeurs de pages sont allés encore plus loin.
Aujourd’hui, une personne sans connaissances particulières en développement peut utiliser une solution en ligne pour :
- choisir un modèle ;
- modifier les textes et les couleurs ;
- ajouter un formulaire ;
- créer un catalogue ;
- accepter des paiements ;
- publier le site en quelques heures.
Les hébergeurs proposent également des installations automatiques de WordPress et parfois leur propre outil de création de sites.
Dans l’écosystème WordPress, des constructeurs visuels permettent de fabriquer des pages complexes sans écrire beaucoup de code.
Cela donne l’impression que la création d’un site est devenue extrêmement simple.
Pour un petit projet personnel ou pour tester rapidement une idée, ces outils peuvent être largement suffisants.
Les limites apparaissent généralement lorsque le projet devient plus important :
- performances insuffisantes ;
- difficultés à personnaliser certaines fonctions ;
- dépendance à un outil ou à une plateforme ;
- accumulation d’extensions ;
- problèmes de maintenance ;
- mauvaises pratiques SEO ;
- difficultés à faire évoluer le site ;
- intégrations complexes avec d’autres logiciels.
Créer une page est devenu facile. Créer un site fiable, rapide, bien structuré, sécurisé et capable d’évoluer reste un véritable travail.
C’est probablement l’une des principales différences entre le marché des années 2000 et celui de 2026.
L’intelligence artificielle change une nouvelle fois la création de sites
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle générative est venue ajouter une nouvelle couche d’automatisation.
Elle peut désormais aider à :
- proposer une structure de site ;
- générer une première maquette ;
- rédiger ou reformuler des textes ;
- produire des illustrations ;
- écrire du HTML, du CSS, du JavaScript ou du PHP ;
- identifier certaines erreurs ;
- accélérer la création de prototypes ;
- documenter un projet.
Certains outils promettent même de produire un site complet à partir de quelques phrases.
Cela peut donner l’impression que le métier de créateur de sites va disparaître. Je ne le pense pas.
L’intelligence artificielle réduit le temps nécessaire pour réaliser certaines tâches, mais elle ne remplace pas automatiquement :
- l’analyse du besoin ;
- la compréhension de l’activité du client ;
- les choix techniques ;
- la cohérence du contenu ;
- la sécurité ;
- la maintenance ;
- la responsabilité du prestataire ;
- l’accompagnement dans la durée.
L’IA est surtout un nouvel outil de production. Elle permet à un bon prestataire de travailler plus rapidement, mais elle permet également à des personnes peu expérimentées de produire des sites contenant des erreurs difficiles à détecter.
Le Baromètre France Num 2025 montre d’ailleurs que 26 % des TPE-PME interrogées utilisent déjà des solutions d’intelligence artificielle, soit deux fois plus qu’un an auparavant. prestataire web devra donc probablement savoir utiliser ces outils, mais aussi contrôler le résultat et expliquer leurs limites à ses clients.
Existe-t-il encore une demande pour la création de sites ?
La réponse est oui, mais cette demande a changé.
Il y a quelques années, une entreprise pouvait simplement demander : « Je voudrais un site Internet ».
Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises possèdent déjà un site. Leurs besoins concernent davantage :
- la refonte d’un site ancien ;
- l’amélioration de l’affichage sur mobile ;
- l’optimisation des performances ;
- la sécurité ;
- la maintenance ;
- la visibilité locale ;
- le référencement ;
- la création d’une boutique ;
- la connexion avec un CRM ou un logiciel métier ;
- l’automatisation de certaines tâches ;
- la mise en conformité ;
- la reprise d’un site abandonné par un ancien prestataire.
Selon le Baromètre France Num 2025, 65 % des TPE-PME françaises disposent d’un site Internet présentant leur activité. Ce chiffre atteint 81 % pour les PME. Au total, 84 % des entreprises interrogées disposent d’au moins une solution de visibilité en ligne. chiffres peuvent être interprétés de deux façons.
On pourrait considérer que le marché est déjà largement équipé et qu’il reste moins de sites à créer.
Mais on peut aussi constater qu’une grande quantité de sites doivent être entretenus, corrigés, sécurisés, modernisés ou remplacés.
Un site Internet n’est pas un produit que l’on construit une fois pour toutes. Les technologies, les navigateurs, les usages, les moteurs de recherche et les attentes des visiteurs évoluent régulièrement.
Les anciens sites représentent donc une part importante du marché.
Google Trends est-il encore un bon indicateur ?
Dans les versions précédentes de cet article, j’utilisais Google Trends pour observer l’évolution de l’expression « création de sites ».
Cette analyse avait ses limites.
Une baisse sur une expression précise ne veut pas forcément dire que la demande globale diminue. La manière de rechercher un prestataire a beaucoup évolué.
Un client peut rechercher :
- un développeur WordPress ;
- une agence web locale ;
- un spécialiste PrestaShop ;
- une refonte de site ;
- une création de site pour artisan ;
- un développeur PHP ;
- un webmaster près de chez lui ;
- une solution e-commerce ;
- un freelance recommandé par son réseau.
La recherche s’est donc fragmentée en une multitude d’expressions plus précises.
De plus, une partie des clients ne passe plus directement par Google. Ils peuvent trouver leur prestataire grâce à LinkedIn, à une plateforme de freelances, à un réseau professionnel, à un groupe spécialisé ou simplement grâce au bouche-à-oreille.
Il est donc difficile d’évaluer l’ensemble du marché à partir d’une seule expression dans Google Trends.
Les noms de domaine restent un indicateur intéressant
Le marché des noms de domaine ne permet pas de connaître exactement le nombre de nouveaux sites réellement mis en ligne.
Un nom de domaine peut être acheté pour protéger une marque, effectuer une redirection, préparer un futur projet ou simplement être conservé sans contenu.
Il reste néanmoins un indicateur intéressant de l’activité numérique.
L’Afnic indique qu’au 31 décembre 2025, plus de 4,3 millions de noms de domaine en .fr étaient enregistrés. L’année 2025 a également atteint un niveau record avec environ 853 000 nouvelles créations, en progression de 6,3 % par rapport à 2024. s ces domaines ne correspondent pas à un nouveau site professionnel, mais ces chiffres montrent que la création de projets Internet reste dynamique.
Ils ne correspondent pas vraiment à l’idée d’un marché complètement arrêté.
Google reste important, mais ce n’est plus le seul moyen de trouver des clients
Être présent dans Google reste intéressant.
Vous pouvez travailler le référencement de votre site, publier du contenu utile ou utiliser la publicité.
Cependant, le référencement sur les requêtes les plus concurrentielles peut être long. Les annonces payantes peuvent également devenir coûteuses.
Un indépendant qui débute aura souvent du mal à concurrencer immédiatement les agences installées depuis plusieurs années.
Il est donc préférable de multiplier les points d’entrée :
- bouche-à-oreille ;
- recommandations de clients ;
- réseaux professionnels ;
- partenariats avec des graphistes ou des consultants ;
- réseaux sociaux professionnels ;
- plateformes de freelances ;
- événements locaux ;
- communautés spécialisées ;
- articles de blog ;
- démonstrations de projets ;
- portfolio ;
- référencement local.
Le Baromètre France Num montre que les TPE-PME privilégient notamment leurs réseaux professionnels pour être accompagnées dans leurs projets numériques. réputation et la confiance deviennent donc presque aussi importantes que la compétence technique.
Un client ne recherche pas seulement une personne capable de créer des pages. Il cherche quelqu’un qui répondra à ses questions, respectera ses engagements et sera encore disponible en cas de problème.
L’évolution de l’offre et de la concurrence
L’offre est aujourd’hui particulièrement large.
Un client peut faire appel :
- à une grande agence ;
- à une petite agence locale ;
- à un freelance ;
- à un prestataire situé à l’étranger ;
- à une plateforme automatisée ;
- à un outil no-code ;
- à une connaissance ;
- à un salarié en interne ;
- à une intelligence artificielle.
Les prix peuvent donc varier considérablement.
Sur les projets simples, la concurrence est très forte. Il est difficile de vendre cher une prestation qui consiste uniquement à installer WordPress, choisir un thème et modifier quelques couleurs.
Les clients savent que des solutions très bon marché existent.
En revanche, ils ne savent pas toujours évaluer la qualité technique, les performances, la sécurité, le référencement ou la facilité de maintenance.
Le marché se divise donc progressivement entre :
- des offres très standardisées et peu coûteuses ;
- des offres spécialisées apportant davantage de conseil et de valeur.
La deuxième catégorie reste probablement la plus intéressante pour un indépendant qui souhaite construire une activité durable.
Quelles prestations peuvent encore avoir de la valeur en 2026 ?
Il est toujours possible de vendre la création d’un site complet, mais il est utile de proposer des services complémentaires.
Par exemple :
- audit d’un site existant ;
- refonte technique ou graphique ;
- développement sur mesure ;
- maintenance WordPress ;
- mise à jour des extensions ;
- sauvegardes ;
- sécurisation ;
- optimisation des performances ;
- migration d’hébergement ;
- récupération d’un site piraté ;
- création de fonctionnalités métier ;
- connexion avec des API ;
- import ou export de données ;
- automatisation ;
- accompagnement SEO ;
- formation des utilisateurs ;
- suivi après la mise en ligne.
Ces prestations demandent davantage de compétences et sont moins facilement remplacées par une solution automatique.
Elles permettent également de créer une relation sur le long terme avec le client.
La maintenance, l’hébergement et le suivi peuvent générer des revenus récurrents, alors que la création d’un site seul ne produit généralement qu’une facturation ponctuelle.
Peut-on encore se lancer comme indépendant ?
Oui, mais il faut éviter de partir avec l’idée suivante :
Je vais apprendre à installer WordPress et je pourrai en vivre confortablement au bout de deux mois.
Il existe toujours des réussites rapides, mais elles ne représentent probablement pas la majorité des situations.
Un débutant part souvent avec plusieurs handicaps :
- peu de références ;
- aucun avis client ;
- un portfolio limité ;
- peu de contacts professionnels ;
- un site récent ;
- aucune visibilité ;
- une expérience commerciale limitée.
Pendant ce temps, certains concurrents possèdent plusieurs années d’expérience, un réseau de clients et une réputation déjà installée.
Il faudra donc du temps pour créer de la confiance.
Une bonne solution peut être de commencer cette activité en complément d’un emploi salarié ou d’une autre source de revenus.
Cela permet :
- de tester son offre ;
- de réaliser quelques projets ;
- de construire un portfolio ;
- d’obtenir des recommandations ;
- de mieux comprendre les attentes des clients ;
- de vérifier si l’activité vous plaît réellement.
Il faut néanmoins vérifier les règles applicables à votre contrat de travail et à votre situation professionnelle.
Les difficultés à connaître avant de se lancer
Les principaux points négatifs sont les suivants :
- une concurrence très importante sur les sites vitrines simples ;
- des prix tirés vers le bas sur les offres standardisées ;
- des clients parfois mal informés sur le travail réellement nécessaire ;
- un temps commercial qui n’est pas toujours facturé ;
- la nécessité de se former régulièrement ;
- des responsabilités liées à la sécurité et aux données ;
- des demandes de support parfois difficiles à anticiper ;
- une dépendance possible à certaines plateformes ;
- une acquisition de clients qui peut être longue ;
- des outils automatiques de plus en plus performants.
Il faut également apprendre à rédiger des devis précis et à limiter correctement le périmètre des projets.
Un projet vendu comme « un petit site très simple » peut rapidement devenir beaucoup plus complexe si le client demande progressivement :
- plusieurs formulaires ;
- un espace membre ;
- des paiements ;
- une synchronisation avec un logiciel ;
- un moteur de recherche ;
- plusieurs langues ;
- des fonctions d’administration particulières.
Le devis et le cahier des charges sont donc aussi importants que la technologie utilisée.
Les points positifs
Il existe malgré tout de nombreuses opportunités :
- le bouche-à-oreille fonctionne toujours ;
- les entreprises continuent de créer et de moderniser leurs sites ;
- de nombreux sites existants sont anciens ou mal entretenus ;
- les besoins en maintenance sont importants ;
- les projets spécifiques restent valorisés ;
- les entreprises ont besoin d’accompagnement ;
- les outils modernes réduisent le temps de production ;
- l’intelligence artificielle peut améliorer la productivité ;
- les coûts d’hébergement restent accessibles ;
- il est possible de se spécialiser sur un métier ou un secteur précis ;
- les revenus récurrents sont possibles avec la maintenance et le suivi.
Un chiffre du Baromètre France Num est particulièrement intéressant : 37 % des TPE-PME interrogées déclarent avoir des difficultés à trouver un prestataire numérique adapté. concurrence est donc importante, mais les entreprises ne trouvent pas toujours facilement le bon interlocuteur.
Cela montre qu’il existe encore une place pour les prestataires fiables, pédagogues et spécialisés.
Bien définir son offre
Avant de vous lancer, il est important de définir précisément votre périmètre d’intervention.
Posez-vous notamment les questions suivantes :
- Allez-vous fournir le nom de domaine et l’hébergement ?
- Allez-vous gérer les renouvellements ?
- Proposez-vous uniquement la création ou également la maintenance ?
- Souhaitez-vous créer des sites vitrines, des boutiques ou des applications ?
- Allez-vous utiliser un CMS, un framework ou du développement sur mesure ?
- Êtes-vous capable d’intervenir en cas de piratage ?
- Allez-vous rédiger le contenu ?
- Allez-vous vous occuper du référencement ?
- Souhaitez-vous travailler avec tous les secteurs ou vous spécialiser ?
- Quel support sera inclus après la mise en ligne ?
- Comment facturerez-vous les demandes supplémentaires ?
- Qui sera propriétaire du nom de domaine, de l’hébergement et des différents comptes ?
- Comment allez-vous sauvegarder les sites de vos clients ?
Vous devrez également choisir votre positionnement.
Il est souvent plus simple de se faire connaître comme spécialiste d’un besoin précis que comme prestataire capable de « tout faire ».
Par exemple :
- sites WordPress pour artisans ;
- boutiques PrestaShop ;
- maintenance de sites existants ;
- développement PHP sur mesure ;
- sites pour associations ;
- optimisation des performances ;
- migration et sécurisation WordPress ;
- intégration avec des outils métier.
Conclusion
La création de sites Internet n’est pas une activité morte.
En revanche, le marché de 2026 n’a plus grand-chose à voir avec celui du début des années 2000.
Créer quelques pages et installer un thème n’est plus une compétence suffisante pour se différencier. Les CMS, le no-code et l’intelligence artificielle rendent cette partie de plus en plus accessible.
La valeur d’un prestataire se trouve désormais davantage dans :
- sa capacité à comprendre un besoin ;
- ses conseils ;
- sa spécialisation ;
- la qualité technique du site ;
- sa disponibilité ;
- la sécurité ;
- les performances ;
- la maintenance ;
- l’accompagnement dans le temps.
L’époque où un webmaster pouvait facilement vendre un site vitrine très simple à un prix élevé est probablement terminée.
Mais de nouvelles opportunités ont pris sa place.
Les entreprises ont besoin de sites plus fiables, mieux intégrés à leurs outils et capables d’évoluer. Elles ont également besoin de personnes capables de reprendre des projets existants, de corriger les problèmes et d’expliquer clairement les choix techniques.
Il est donc toujours possible de vivre de cette activité, à condition de ne pas vendre uniquement « un site Internet ».
Il faut plutôt vendre une solution adaptée à un besoin, un accompagnement et une relation de confiance.
Si vous souhaitez vous lancer, commencez progressivement, définissez clairement votre offre et essayez de vous spécialiser.
Gardez du recul, échangez avec d’autres indépendants et demandez l’avis de personnes déjà présentes sur le marché.
Et surtout, ne cessez jamais de vous former : dans le domaine du web, les outils changent rapidement, mais les entreprises auront toujours besoin de personnes capables de les utiliser intelligemment.
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2 messages publiés
Publication modérée-
Magnifique ! Vraiment très instructif... :)
-
Belle rédaction.
Je me dis que si je me tiens à cet article, eh ben, je fais demi tour et je change de projet ;)
Non plus sérieusement, on dirait que le métier a clairement changer en relation étroite avec son marché. Cela parait indéniable mais je ne suis pas convaincu qu'un CMS "de base" puisse rivaliser avec un site sur mesure qu'il soit petit ou gros d'ailleurs ? qu'est ce que vous en pensez ? Un beau design, une belle dynamique, de bonnes performances de loading et entouré d'un bon web marketing alors tout le monde est content. Le client se retrouve dans son investissement avec un bon marketing et le webmaster se transforme en une équipe qui peut gérer le Design, le code et le marketing ... Cela crée du job et "normalement" de qualité (dans l'idéal).
Bref...
Il y a des besoins différents sur le marché , l'arrivée de l'intégrateur web en est une démonstration, directement liée à la montée en flèche de popularité de Bootstrap et jQuery peut être.
Enfin pleins de questions me viennent à l'esprit.
Comme par exemple : les agences web ne serait elle pas overbookée ? ne prendraient-elle pas une grosse place sur le marché ? n'engagent-elles pas sur les plateformes telles que LinkedIn ou bien les plateformes freelance ? car ces plateformes se sont démultipliées pour le coup. Twitter est très actif aussi chez les freelance.
Je suis un peu hors sujet concernant le nombre de création de site, mais le fait de redistribuer les tâches, impose aujourd'hui au développeur web, d'intégrer, de connaitre le code, les frameworks, librairies, base de données, CMS... En terme de travail, d'heures facturables il y a de quoi faire je pense. Et puis il ne faut surtout pas oublier que les webmasters d'hier ne sont peut être pas forcément tous les développeurs , créateurs de site web d'aujourd'hui comme vous esquissiez le début de réflexion dans votre article. tout cela expliquerai les forts besoins sur le marché du travail en développeur web (multi task) et la création de ce nouveau profil de "Développeur / Intégrateur Web Junior" (quelqu'un qui a goûté au job mais qui ne le maîtrisent pas en gros).
Et donc pour finir , si je sors un peu du sujet c'est que je pense qu'il y a matière à prendre cette réflexion sur un angle plus élargi qui ferai également l'état des lieux de la pénurie d'intégrateur, de l'emprise sur nos sociétés des entreprises du net telles que les GAFA, du changement des comportements des entreprises dans ce secteur qui ont notamment beaucoup misées ces derniers temps sur le Javascript, Node ou bien Python (avec le dossier du Big Data)...
Avec l'évolution du marché offre/demande, je regarderai alors le créateur de site web plutôt aujourd'hui comme une personne multi-task, qui peut répondre à plusieurs technos, plusieurs besoins, qui peut se former au quotidien et facilement migrer vers une activité de développeur pure (front end/back end) donc une opportunité qui peut aussi ouvrir vers d'autres expériences dans le secteur...
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